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Coup de pompe, soirée plateau télé.
Faute de "french flair" sur gazon, zapping sur les séries américaines
et digressions sur le modèle anglo-saxon avec ma soeur de retour d'Irlande. Ses conditions de travail là bas, les loyers, les soirées...
Tout en zappant, arrive la réflexion suivante : Pour un pays qui porte l'idéologie libérale et la théorie de l'Etat minimal..., c'est tout de même curieux de voir que l'essentiel des séries à succès "made in US" ont des fonctionnaires pour héros(!) et pour théâtre, des services publics : écoles, commissariats, et évidemment l'hôpital.
Chaque fois ces services publics représentent des havres de sécurité et de résolutions des conflits "extérieurs". Souvent même le paroxisme de la série peut être atteint lorsque la violence ne peut plus être maintenue à la porte de l'hôpital, du commissariat ou de l'école. (souvenez vous de l'attaque à main armée dans le service d'Urgence, autre archétype : la prise en ôtage du policier où de l'un de ses proches).
Faire ainsi des services publics les derniers remparts au désordre, et représenter les "fonctionnaires" en derniers héros face à la violence de la société libérale ... ce pourrait être une nouvelle illustration du double discours libéral : faire subsister à l'image ce qui s'étiole dans la réalité ?
Mais à l'inverse, si la production de séries doit nécessairement flatter les attentes de l'audience la plus large, peut être peut on lire en creux dans ces série, que les attentes du peuple américain ne sont finalement pas si éloignées de celles des peuples européens... Peut être faut il y déchiffrer le reflux de la domination culturelle néolibérale, et le retour de nouvelles aspirations collectives ?
La figure de la compèt' partout, en tout et pour tout aurait-elle du plomb dans l'aile ? Exit le super héros solitaire. > Lire la suite |