8.000 postes d'enseignants supprimés après 5.000 déjà l'an passé.
Le dernier argumentaire gouvernemental a beau les relativiser face au million de fonctionnaires de l'Education Nationale, c'est considérable. On peut aussi les rapporter au nombre de départements, c'est en gros 80 postes d'enseignants en moins par département (-130 sur 2 ans).

Le territoire de la 3ème circonscription est très instructif sur l'impact concret des choix budgétaires du gouvernement.
D'un côté le territoire du Pays de Gex, "périurbain" en pleine expansion démographique où l'augmentation de la population et notamment des jeunes ménages actifs nécessite un renforcement des équipes éducatives,
et de l'autre, les zones plus rurales et montagneuses du Bugey, au développement démographique réel mais moins soutenu, avec un besoins d'implantation scolaires "de proximité" pour des raisons d'accessibilité et de lien social.
Nous connaissons une palette assez large de situations :
De la nécessité démographique basique à une logique plus volontariste d'accessibilité du service public pour tous.

Lequel de ces choix est possible grâce aux orientations budgétaires du gouvernement ?

AUCUN.

Les écoles de proximités comme celle du Petit-Abergement sont fermées. Ailleurs on temporise jusqu'aux élection municipales, notamment en maintenant pour cette année seulement la classe de Vanchy à Bellegarde... Et dans le Pays de Gex les créations sont dérisoires face aux besoins : On a déshabillé Pierre sans même habiller Paul. Dans le Pays de Gex la rentrée s'annonce surchargée, sans compter que cette répartition ne tient pas même compte des programmes immobiliers en cours, et dont la livraison est prévue (comme à Divonne) avant la fin de l'année.

Alors, osons tout de même la question : que fait le Député UMP local? Ayant réclamé les baisses d'impôts pour les plus aisés,
réclamé et approuvé les coupes budgétaires
et les suppressions de postes à l'Education Nationale...
Non il n'explique pas son vote, il ne défend ni ne justifie le coupes budgétaires, non.
Arroseur arrosé, il réclame sans vergogne ses instits supplémentaires... Comme tout le monde.

L'Ecole est une bonne illustration du double discours libéral, qui est en lui même un déni de démocratie. Car le maniement permanant du paradoxe, tend à faire croire que "tout le monde y gagne", quand la dégradation de la scolarité contribue de façon triviale au financement de 15 milliards de cadeaux fiscaux.
Nous sommes utiles à nos concitoyens lorsque nous réussissons à percer cet écran de fumée partout où nous sommes, associations de parents d'élèves, syndicats, partis, élus locaux ou nationaux...