février 2009 - Blog Christophe Berardi
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COMMUNIQUE DE PRESSE - PARTI SOCIALISTE DE L'AIN
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Jeudi, Nicolas Sarkozy est attendu dans l'Ain pour aborder la crise avec les acteurs économiques de la région.

Ce déplacement est étonnant car l'impact du plan de relance présidentiel s'annonce négligeable dans notre département : Grands travaux déjà programmés (Abbaye d'Ambronay), parfois déjà bien entamés (Gare de Bellegarde), voire même sur le point d'être inaugurés (Poste de Miribel)... !

A l'heure où les mises en chantier de maisons individuelles chutent de plus de 30%, ces annonces n'apporteront pas aux PME du bâtiment de l'Ain, le souffle dont elles auraient besoin.
De plus, dans le troisième département industriel, la question de l'emploi dans les industries de l'Ain a été totalement négligée par le plan de relance présidentiel. Il en va ainsi du "plan de soutien à l'industrie automobile" qui néglige les sous-traitants très nombreux nombreux dans ce secteur, et durement touchés, dans l'Ain.
Ainsi, l'emploi dans le secteur de la plasturgie est aujourd'hui doublement menacé par les délocalisations et par la chute des commandes du secteur automobile.

Les acteurs économiques de terrain, artisans, commerçants, secteur du tourisme et de l'hôtellerie... constatent tous une forte baisse de la consommation des particuliers.

Ces constats dans notre département, "à la base", confirment les critiques du plan de relance qui sont les nôtres :

Le plan de relance présidentiel comporte une large part d'effet d'annonce sans plus-values réelles.

Le plan de relance présidentiel est "unijambiste" car il ne soutient pas le pouvoir d'achat, c'est à dire la consommation de proximité des ménages.

Cette faiblesse du pouvoir d'achat renforce les effets négatifs de la LME en faveur des enseignes de discount, contre le commerce de proximité.

L'argent accordé aux banques ne se traduit pas sur le terrain par une offre de prêt assouplie, comme le démontre la chute des mises en chantier de maisons particulières, sans parler des difficultés d'accès à l'emprunt pour les commerçants, artisans et petits entrepreneurs.

Enfin, l'effet d'annonce sur la suppression d'une partie de la Taxe Professionnelle, en pleine phase de construction budgétaire pour les collectivités locale, fait courir le risque d'une contraction inopportune des investissements des collectivités locales.

Effets d'annonce / Absence de soutien au pouvoir d'achat des particuliers / Investissement public local fragilisé...
Comme la majorité des salariés, nous attendons une réorientation de la politique économique du gouvernement.

Malheureusement que peut on attendre du déplacement présidentiel dans un département où les organisations syndicales attendent un rendez-vous auprès des services de l'Etat depuis la mi-décembre 2008 !

Fédération du Parti Socialiste de l'Ain

Christophe BERARDI, porte parole

 
Percevoir la beauté ...
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Voir la vidéo sur le site du Washington Post

Le musicien de rue était debout dans l'entrée de la station « Enfant Plaza » du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C'était un matin froid, en janvier dernier.
Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et à nouveau, du Bach.
A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur travail.
Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant.

Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit pot.
Peu après, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.
Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l'a tiré, pressé mais l'enfant s'est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que l'enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien.
Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps.

Une vingtaine environ lui a donné de l'argent tout en en continuant leur marche.

Il a récolté 32 dollars.
Personne ne l'a remarqué quand il a eu fini de jouer.
Personne n'a applaudi.
Sur plus de mille passants, seule une personne l'a reconnu.

Ce violoniste était Joshua Bell, actuellement un des meilleurs musiciens de a planète.
Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius valant 3,5 millions de dollars..
Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.
C'est une histoire vraie. L'expérience a été organisée par le « Washington Post » dans le cadre d'une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens.

Les questions étaient :
Dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ?
Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?
Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être :
Si nous n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées,
à côté de combien d'autres choses passons-nous...

 
Sarkozy a distribué "les restes du banquet des banquiers"
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Pour le PS, Nicolas Sarkozy s’est contenté de "faire l'aumône aux plus fragiles" en annonçant une série de mesures sociales anti-crise. "Pirouettes et causettes ne font pas une politique à la hauteur des circonstances", accuse, de son côté, Jean-Luc Mélenchon. Avant les annonces du chef de l’Etat, François Bayrou, pour le Modem, avait dit craindre que ce ne soit là que de nouvelles "promesses".

"C'est presque cent fois moins qu'aux Etats-Unis" : Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, a fait ses comptes, après l'annonce, lors du "sommet social" tenu jeudi à l'Elysée avec les partenaires sociaux, du déblocage d'une enveloppe de 2,6 milliards d'euros pour les "plus modestes". Selon le député européen, le chef de l'Etat a distribué "les restes du banquet des banquiers", allusion aux mesures d'aides de l'Etat pour les banques, et "s'est contenté de faire l'aumône aux plus fragiles."

Le président n'a pas pris la mesure de la crise, accuse encore Benoît Hamon : pour lui, "le président de la République (a) fait son petit plan, face à ce qu'il considère comme une petite crise". Le PS juge, lui, que "la France reste enlisée au terme de ces annonces : rien qui sur le plan économique change quoi que ce soit à la situation qui était celle du pays" et les mesures annoncées vont "soulager un peu les difficultés" mais n'apporteront pas la "justice sociale" réclamée par les socialistes.

POUR LES SYNDICATS

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT: «Il y a eu de la tension et du sport au cours de cette réunion. Je le dis aux salariés, il faut noter la position intransigeante du Medef lors de cette réunion. Il va falloir pousser plus fort en matière d'emploi, de pouvoir d'achat et plus généralement en matière de considération. Bernard Thibault a qualifié les décisions présidentielles de «série de mesures d'accompagnement social à la crise». Rappelant qu'elles avoisinent 2,6 milliards d'euros, il s'est dit «bien obligé de ramener ce chiffre à la somme de 8 milliards d'euros correspondant à la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises». «Nous nous rendrons à la rencontre unitaire de lundi avec l'esprit de travailler à un prochain rendez-vous revendicatif, qui est programmé le 19 mars», a-t-il prévenu.

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT: «L'action syndicale a permis une première inflexion dans la politique gouvernementale. Les quelques mesures annoncées aujourd'hui (...) vont dans ce sens. Mais face à la situation des salariés, les mesures sont insuffisantes». «Comme l'action syndicale commence à payer, la CFDT estime qu'il faut continuer à mettre la pression sur le gouvernement et le patronat. Il faut aller jusqu'à un vrai changement de cap», a-t-il ajouté.

Jean-Claude Mailly, patron de FO: Il a relevé «quelques éléments qui bougent un peu», sur le chômage partiel, la formation et les allègements fiscaux. «Mais c'est beaucoup trop court», a-t-il aussitôt enchaîné, déplorant qu'il y ait «des oubliés». «Nous avons essuyé une fin de non-recevoir sur le Smic et les négociations salariales de branches (...) Pour faire bouger les lignes, il faut maintenir la pression (...) maintenir la journée du 19 mars», a-t-il conclu.

 
SERVICE PUBLIC DE LA SANTE EN DANGER
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DEVELOPPER L'INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RENTABLE
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Article de Jacques HENRARD,
Président de la CPCA
Coordination représentative de l'ensemble des secteurs associatifs

Ainsi, la France peut et doit s’endetter pour construire des routes, des ponts, des lignes de chemins de fer, des canaux. Ce sont des actifs. Des actifs comptables d’une entreprise en faillite chronique qui ne déposera jamais son bilan. Du sommet de l’Etat aux collectivités locales, il faut convaincre les élus qu’investir dans la population, son éducation, sa santé, sa culture, ses loisirs, n’est pas une dépense inutile, passive, perdue mais bien un investissement durable.

La relance, selon certains, passerait uniquement par mille chantiers de BTP disséminés partout en France. Peut-être, mais pas uniquement. Notre population, et son bien-être, sont notre richesse la plus précieuse. La solution vient de la personne, de la connaissance et de l’action collective. Il aura fallu une crise majeure, produit des contre-valeurs de l’individualisme et de l’appât du gain, pour se redire ces évidences.
(.../...)

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DROITE / GAUCHE : Face à la crise
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VOUS AVEZ DIT NATIONALISME ?
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Face à l'exigence de protection contre le dumping fiscal et social, les accusations de protectionnisme et de nationalisme ne tardent pas à venir, sans nuances : "fauteurs de guerre!". Ce fut le cas hier encore dans l'émission "mots croisés".
Pourtant, la politique du Président est bien plus sournoisement nationaliste qu'il n'y parait...

EXPLICATION :
La plupart de nos partenaires mènent des politiques de relance sur deux jambes : relance de l'investissement productif ET soutien à la demande. Les produits français peuvent donc espérer profiter des efforts de relance du pouvoir d'achat chez nos voisins.
Cependant, en menant une politique sur "la seule jambe" de la relance en direction des entreprises, le gouvernement Fillon compte "sournoisement" profiter des efforts de relance du pouvoir d'achat chez ses partenaires... sans y contribuer lui même !Curieuse conception du projet de civilisation européen. Cette posture n'est pas tenable : elle fragilise d'abord les travailleurs français, elle sape ensuite la confiance nécessaire à une relance internationale.
Profiter sans contribuer : Le mensonge du gouvernement français sur la qualité de son plan de relance, fait donc courir au monde un grave risque de replis égoïstes.

La crise est due à l'affaiblissement des salaires, qui a conduit au surendettement, d'abord aux USA. Cette faiblesse du pouvoir d'achat est organisée par le dumping social et fiscal des pays où la main d'œuvre peut être exploitée sans les "entraves" que sont pour les libéraux : le coût des services publics, la protection sociale, le droit du travail, les droits de l'homme, la démocratie...
Il est désormais illusoire de vouloir tirer sournoisement la couverture à soi, dans un réflex nationaliste Ne serait-ils pas plus efficace de réactiver en concertation des outils douaniers et les quotas d'importation fondés sur la notion de protection et de promotion des systèmes de sociaux ? Il serait plus sain et plus juste d'établir ainsi les règles nouvelles que les peuples du monde attendent : les services publics et les systèmes de protection sociale ne doivent plus être les seules variables d'ajustement.
Le message des forums sociaux mondiaux qui tentent d'alerter le monde depuis une décennie est simple :
Le moins disant fiscal et social n'est pas un critère de progrès humain, il ne peut en aucun cas être un critère pertinent de compétitivité.
Malheureusement la politique de Nicolas Sarkozy nous en éloigne chaque jour un peu plus.

C. Bérardi

 
SUPRESSION DE LA TAXE PROFESSIONNELLE ?
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SARKOZY, POMPIER PYROMANE.

Les collectivités locales représentent en France 73% de l'investissement public. Pour le seul Conseil Général de l'Ain : l'hypothétique suppression de la TP fait peser un risque sur 100 millions d'euros de recettes... sur 180 millions d'investissements.

Ni concertée, ni préparée, cette annonce crée de l'incertitude pour les collectivités locales. Ces dernières sont en train de finaliser leurs budgets 2009. Face à cette annonce intempestive, le risque est grand que de voir les collectivités reporter leurs investissements ! Aggravant ainsi la crise, notamment pour les entreprises du bâtiment et des travaux publics.

L'annonce de la suppression de la TP arrive au pire moment.
Non seulement elle ne répond pas aux attentes des salariés : on leur refuse des mesures en faveur du pouvoir d'achat, tout en annonçant de nouveaux cadeaux fiscaux.
Non seulement elle décourage l'investissement public de nombreuses collectivités locales, mais en plus elle aura un effet négatif sur la croissance :
La politique de gribouille du Président donne des signaux qui découragent tout à la fois la consommation des ménages et l'investissement des collectivités.
Quant à l'investissement des entreprises, déjà faible avant la crise... l'incantation s'essoufflera vite sans relance de la demande intérieure, ressort traditionnel de la croissance française.

Qu'elles compensations pour les collectivités locales, quelle justice fiscale ?
On parle de compensation... Il n'existe pas un seul élu local qui puisse croire une seconde que la perte de la TP lui sera intégralement compensée par un nouvelle taxe, ou par l'État !!! Aucune compensation promise n'a jamais été durablement respectée par l'Etat : si la signature de l'État a encore quelque valeur sur les marchés financiers, elle n'a plus beaucoup de crédit dans ce domaine auprès des élus locaux.
L'opération est simple : taper dans les caisses "saines" des collectivités locales après avoir siphonné les caisses de l'Etat au profit des plus riches. Cette stratégie de la droite va continuer : suppression d'une taxe aux entreprises et création d'une nouvelle taxe "pour tous"...

Finalement, il eu été plus juste d'introduire plus de justice et de progressivité dans la fiscalité locale ... mais n'y comptez pas !
Le "Robin des Bois à l'envers" n'a pas fini de frapper.

C. Bérardi

 
SCOOP : Grève efficace contre le chômage !
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INESPERE ! : la grève du 29 janvier dernier a été immédiatement efficace pour de nombreux salariés du secteur automobile...

EXPLICATION : A Renault-Truck Bourg en Bresse, la journée du 29 janvier, initialement programmée en chômage technique... s'est transformée en journée travaillée pour les 1.600 salariés du site.

Craignait-on que les salariés désoeuvrés ne rejoignent trop massivement les cortèges ? Ou s'agit-il d'une curieuse embellie d'activité en ce jour de mobilisation nationale pour l'emploi ? Toujours est il que pour certains sites (Rhône-alpes, Lorraine ou de Franche Comté...) le 29 janvier aura même été le seul jour de la semaine sans chômage technique!

Cette attitude est totalement irresponsable. Aux salariés les plus touchés par la crise, cela donne le sentiment que le gouvernement et les patrons s'entendent sur leurs dos. Etouffer ainsi les inquiétudes, ce n'est pas un gage de paix sociale, bien au contraire.
Tant que l'on ne reviendra pas sur le fameux "paquet fiscal", ce sentiment d'injustice sera justifié. Comment ne pas être choqués, en effet ? A l'heure où l'on annonce chaque mois des dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires, les contribuables les plus aisés reçoivent des chèques de plusieurs centaines de milliers d'euros !

Il y a quelques jours, Nicolas Sarkozy s'en prennait à SUD, nouveau bouc émissaire du président. Il faudrait lui rappeler qu'une entreprise, et à forciori l'Etat, ont le type de syndicalisme qu'ils méritent. En étouffant l'expression des inquiétudes des salariés, en méprisant le dialogue social, en n'assumant pas les engagements publics et la signature des accords sociaux... Le Président ne laisse aux salariés et à leurs organisations qu'une seule alternative : le discrédit et la soumission, ou la combativité et la radicalité.

Par son entêtement avant, pendant, et après le 29 janvier, le gouvernement prend sciemment le risque d'une grave crise politique et sociale dans notre pays.

 
MOTION DE CENSURE défendue par Jean-Marc AYRAULT
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