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Roger SUE et Alain CAILLE publient un ouvrage collectif qui revisite les grandes notions identitaires de la Gauche : socialisme, républicanisme, migration, marxisme, libéralisme, syndicalisme, travail, spiritualité...__ Un retour aux fondamentaux qui a le mérite de faire appel à des intellectuels de l'extrême gauche au centre gauche (Philippe Corcuff, Jean-Baptiste de Foucauld, Jean Louis Laville...). Cette volonté de travailler ensemble au renouveau des valeurs communes est un signe encourageant. Il faut espérer qu'il trouvera un écho auprès des partis de gauche. Il faudra pour cela que les échéances électorales et le débat sur l'agenda jusqu'en 2012 n'occupent pas tout l'espace !
Nous espérons y contribuer, Guillaume Mathelier, maire socialiste d'Ambilly, et moi même, en vous invitant à une rencontre avec Roger SUE autour de cet ouvrage à la rentrée... D'ici là... bonne lecture!
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" L’habileté tactique, la présence médiatique, le travail d’opposition politique ou le simple jeu de l’alternance électorale ne peuvent être un viatique suffisant, ni assurer durablement la victoire à gauche.
La gauche est ainsi rappelée à la première des exigences qui s’imposent à elle en
politique : être du côté du mouvement et du progrès face aux partis de l’ordre, de la
conservation et de la gestion.
C’est là sa grandeur et sa fragilité. A la différence de la droite, elle se doit de
penser l’avenir, de prendre des risques, d’engager une dynamique culturelle, de gagner
la bataille des idées, d’avoir un projet à la fois réaliste et ambitieux, de nourrir l’espoir
et d’emporter l’adhésion «populaire», au sens large du mot. Cela ne se fait pas en un
jour, et les meilleurs sujets – démocratie participative ou développement durable –
peuvent même se révéler contre-productifs s’ils ne sont pas suffisamment étayés et
travaillés. A défaut, la droite peut prétendre incarner le mouvement sur un mode
proprement «réactionnaire», en prenant la gauche à revers sur ses propres thèmes : le
travail, le peuple, la cohésion sociale, la sécurité, la modernité. Tout en surfant sur
l’inquiétude, l’angoisse et la peur du vide que la gauche n’a pas su combler. (.../...)
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