|

Mardi dernier, à peine 10 jours avant les élections générales suisses, Michèle Alliot-Marie a accepté de signer un accord de coopération policière avec le national-populiste Christoph BLOCHER.
Y avait-il urgence pour signer un tel accord ? En aucun cas. Déclinaison de l'accord bilatéral de coopération policière de 1998 : Il s'agit simplement de préparer les conditions pratiques de cette coopération à l'occasion des 3 maches de la coupe de l'UEFA qui se tiendront à Genève, et donnant à cette occasion aux policiers français des autorisations de 48h pour intervenir sur le territoire suisse... la belle affaire !
La signature par la Ministre de cet accord, en fait "technique", en pleine campagne électorale prend un sens tout particulier. M. BLOCHER mène une campagne d'un raciste totalement "décomplexé" (cf "lire la suite" article de Rue 89 - également l'affiche de l'UDC). Après la manifestation UDC à Berne, les contres manifestations et les échauffourées qui ont suivit, la presse Suisse s'est posé la question de l'image de la paisible confédération Helvétique à l'étranger...
La rencontre bilatérale BLOCHER / ALLIOT-MARIE vient rassurer les sphères dirigeantes : le racisme de BLOCHER ne nuit pas aux relations internationales... les sanctions européennes contre l'Autriche de Heider sont décidément lointaines!
Cette rencontre très "opportune" pour le leader national-populiste, est indigne d'une ministre de la République car elle apparait très nettement comme un soutien électoral des autorités françaises, les photos de leur poignée de main étant très largement diffusées dans la presse Helvétique.
Peut on avoir une explication de la ministre sur ce coup de pouce électoral accordé à BLOCHER?
Pourtant cela n'a rien d'une gaffe : Qui se souvient encore que la traduction du livre de campagne de N. Sarkozy était préfacé en Italie par le néo-fasciste J.F. FINI... > Lire la suite |